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Alcool (consommation)
En matière de prévention des cancers, la consommation régulière d'alcool est déconseillée, même à des doses modérées.
Généralités

En Europe, on estime que près de 150 000 cas de cancers peuvent être directement attribuables à l'alcool pour l'année 2002. L'alcool est la seconde cause de mortalité évitable en France après le tabac, avec 45 000 décès pour l'année 1995. L'alcool est aussi la seconde cause de mortalité par cancer, avec 16 000 décès attribuables à l'alcool dont 14 000 pour les hommes.

Le caractère cancérogène de l'alcool est encore méconnu du grand public.

Il est scientifiquement établi que la consommation de boissons alcoolisées peut causer des cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS) :

cancer de la bouche
cancer du pharynx
cancer du larynx
cancer de l'œsophage

Pour ces cancers, l'alcool et le tabac ont des effets synergiques, c'est-à-dire que les risques associés au tabac et à l'alcool ne s'additionnent pas, ils se multiplient.

La consommation de boissons alcoolisées augmente aussi le risque de :

cancer du foie (généralement après le développement d'une cirrhose alcoolique)
cancer colorectal
cancer du sein chez la femme

Pour ces deux derniers cancers, l'augmentation du risque est modeste. Pour les autres types de cancers, le rôle potentiel de l'alcool est moins bien établi.

Comprendre les dangers

La littérature scientifique montre que le risque de cancer augmente avec la dose d'alcool consommée, sans effet de seuil. Autrement dit, même une consommation modérée d'alcool augmente le risque de cancers. Le risque de cancer ne diffère pas selon le type d'alcool (vin, bière, spiritueux) ou le mode de consommation (pendant les repas ou en dehors des repas, consommation régulière ou pic d'alcoolisation).

L'alcool agit différemment selon le type des cancers :

pour les cancers de la bouche, du pharynx, du larynx et de l'œsophage : l'éthanol (l'alcool contenu dans les boissons alcoolisées) augmente la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes. Il pourrait aussi diminuer le flux de salive dans la bouche, ce qui diminue le drainage des impuretés et favorise l'exposition à des substances cancérogènes.

pour les cancers du foie : l'alcool favorise le développement de cirrhose hépatique qui peut se transformer ensuite en cancer du foie. D'autres mécanismes assez complexes sont à l'étude.

pour le cancer colorectal : les mécanismes plausibles impliqueraient soit l'effet mutagène de l'acétaldéhyde soit l'effet de l'alcool sur le métabolisme des folates.

pour le cancer du sein : l'alcool pourrait agir comme solvant des substances cancérogènes et augmenterait la concentration en hormones de type œstrogène.

L'alcool peut agir également en synergie avec d'autres facteurs de risque tels que le tabac. La sensibilité des individus aux effets de l'alcool dépend en partie de leur terrain génétique.

Pour en savoir plus et pour trouver de l'aide

Ecoute Alcool (0811 91 30 30) coût d'une communication locale depuis un poste fixe. Propose aide, soutien, informations, conseils, orientation.
aussi : 0.800.23.13.13 (appel gratuit) et 01 .70.23.13.13 (depuis un portable)

site : www.anpaa.asso.fr

Sources

Rapport NACRE-INCa. Alcool et risque de cancers : point sur les données scientifiques et recommandations. 2007.
Boffetta P, Hashibe M. 2006. Alcohol and cancer. Lancet Oncology 7 : 149-56.
Boffetta P, Hashibe M, La Vecchia C, Zatonski W, Rehm J. 2006. The burden of cancer attributable to alcohol drinking. Internationla Journal of Cancer 119 : 884-7.
Catherine Hill, Alcool et risque de cancer, Actualités et dossier en santé publique n°30. La documentation française, mars 2000, 14-17.
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