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  • Le soutien-gorge n'augmente pas le risque de cancer du sein

QUOTIMED,  05/09/2014

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Plusieurs chercheurs ont émis l’hypothèse que la plus grande prévalence du cancer du sein dans les pays occidentaux serait liée aux différences de tenues vestimentaires, et plus particulièrement aux soutiens gorges plus répandus en occident.

On suspectait en effet que la compression opérée par ce vêtement pouvait gêner le drainage lymphatique et donc augmenter le risque de carcinome. Cette idée vient d’être contredite par les résultats de l’étude menée par le Dr Lu Chen et ses collègues, du centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson, de Seattle.

Pas d’impact de la taille ou de l’âge du premier soutien-gorge

Ils ont mené une étude cas-contrôle, dans laquelle ils ont comparé 454 femmes atteintes d’un carcinome canalaire invasif et 590 femmes ayant un carcinome lobulaire invasif avec 469 contrôles. Toutes ces femmes, âgées de 55 à 74 ans, ont été recrutées dans la région de Seattle et interrogées sur leurs habitudes vestimentaires.

Selon les auteurs, il n’y avait pas de lien statistiquement significatif entre le risque de carcinome et le temps moyens par jour passé avec un soutien-gorge. Par ailleurs, aucun des autres aspects pris en compte par les chercheurs, comme la taille ou l’âge du premier soutien-gorge, ne semblait avoir un impact statistique significatif.

Damien Coulomb

Lu Chen et al, Bra Wearing Not Associated with Breast Cancer Risk : A Population-Based Case–Control Study, Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, publication en ligne du 5 septembre 2014.

  • Le travail posté, ce n'est pas la santé, Actualités Médicales, Roseline Péluchon, 31 juillet 2012

Le travail posté, avec ses horaires flexibles, est l'un des éléments fondamentaux d'un certain credo économique. Selon ses partisans, il serait essentiel à une économie industrielle diversifiée et dynamique.

De précédents travaux ont pourtant fait le lien entre le travail posté (horaires flexibles, travail de nuit, « 3x8 », etc.) et des pathologies cardiovasculaires. Pour y voir plus clair, une équipe canadienne a réalisé une recherche systématique de la littérature sur le sujet, et retenu 34 études observationnelles qui ont servi de matière à une méta-analyse.

Ces études totalisent plus de 2 millions de personnes et l'analyse des résultats confirme le lien entre le travail posté et une augmentation du risque d'infarctus du myocarde (Risque relatif [RR] : 1,23 ; Intervalle de confiance à 95 % [IC95] : 1,15 à 1,31) et d'accident vasculaire cérébral ischémique (RR : 1,05 ; IC95 : 1,01 à 1,09).

Les pathologies coronaires semblent aussi plus fréquentes chez les personnes ayant des horaires de ce type (RR 1,24 ; IC95 : 1,10 à 1,39). Précisons que la mortalité n'est pas augmentée et que l'ajustement pour le tabagisme ou le statut socio-économique ne modifie pas les résultats. L'intérêt d'une telle analyse réside bien entendu dans ses implications. Les auteurs précisent que certains travaux ont démontré que la modification et la « rationalisation » des horaires de travail pouvait présenter quelque intérêt en ce sens qu'elles fournissaient des travailleurs en meilleure santé et plus productifs. Mais en attendant, il paraît essentiel que les travailleurs postés soient informés de l'importance du contrôle de leurs facteurs de risque cardiovasculaires, dyslipidémie, tabagisme, intolérance au glucose ou hypertension et soient éduqués à repérer les premiers symptômes d'une pathologie cardiovasculaire.

Vyas MV et coll. : Shift work and vascular events: systematic review and meta-analysis. BMJ 2012;345:e4800


  • Le Quotidien du Médecin, Docteur Dominique Blond, 25 juin 2012

La vitamine D est apportée pour les deux tiers par des expositions courtes au soleil et pour un tiers par les apports alimentaires. Il a été montré, qu'en plus de son rôle bien connu dans la minéralisation osseuse, la vitamine D était impliquée dans de nombreux processus cellulaires.
Une association entre un faible taux sérique en vitamine D et une augmentation du risque de cancer colorectal a été observée. Concernant le cancer du sein, les données sont contradictoires et doivent être réévaluées.


  • Avec un effet contre les métastases : Prévention des cancers : l’aspirine confirme, Docteur Irène Drogou, 22 mars 2012

Le Quotidien du Médecin 22/03/2012  

Trois vastes études publiées confirment que l’aspirine en prise quotidienne diminue le risque de survenue des cancers. L’effet à long terme est retrouvé dès trois ans pour une dose ≥ 300 mg/jour et à partir de cinq ans pour une dose plus faible. Des cancers autres que colorectaux sont concernés. L’aspirine aurait de plus un effet préventif sur les métastases en cas de cancer connu.

FAUT-IL COMPTER avec l’aspirine pour la prévention les cancers, comme pour la prévention cardio-vasculaire ? Les arguments s’accumulent, avec trois nouvelles études d’une équipe d’Oxford, qui a déjà publié plusieurs fois sur le sujet sous la direction du Pr Peter Rothwell. En s’appuyant sur de très solides revues de la littérature, l’équipe apporte aujourd’hui de nouvelles données sur la prévention des cancers et des métastases. Notamment sur la prophylaxie à court terme, les cancers autres que colorectaux et la prévention des métastases en cas de cancer connu.

Dans leur première étude, l’équipe du Pr Rothwell s’est attachée à étudier l’effet préventif de l’aspirine sur le court terme, ce qui restait incertain. Elle a ajouté 43 essais randomisés de plus à l’analyse, qui s’appuyait au total sur plus 51 essais de prévention vasculaire primaire ou secondaire, soit plus de 77 540 participants. L’aspirine, quelle que soit la dose, a diminué significativement la mortalité non vasculaire de 12 % et celle par cancer de 15 %, avec un bénéfice dès trois ans à forte dose (≥ 300 mg/j) et après cinq ans à faible dose (< 300 mg/j). Le risque de saignement grave diminuait avec la durée du suivi, de telle sorte qu’il n’était plus significatif au-delà de trois ans. Les cas de décès par hémorragie extra-cérébrale étaient même plus faibles dans le groupe aspirine que chez les sujets contrôles. L’aspirine semble agir précocement dans la carcinogénèse, aux différentes étapes de l’initiation à la dissémination.

Métastases

La seconde étude avait pour objectif d’examiner l’effet de l’aspirine sur les métastases. Rothwell et coll. ont fondé leur travail sur les données recueillies au cours de 5 grands essais randomisés sur la prise quotidienne d’aspirine (≥ 75 mg/j) en prévention cardio-vasculaire. Au cours d’un suivi de 6,5 ans, la prise d’aspirine a réduit le risque de métastases de 36 %, celui d’adénocarcinomes (prostate, colon, poumon) de 46 % et d’autres cancers solides (rein, vessie) de 18 %. De plus, l’acide acétylsalicylique a diminué le risque d’adénocarcinomes d’emblée métastatiques de près d’un tiers et le risque de métastases chez ceux indemnes au départ (de 55 %), en particulier en cas d’adénocarcinomes (de 74 %). La mortalité totale par adénocarcinomes a été diminuée de 35 %. Selon les auteurs, l’effet antinéoplasique de l’aspirine pourrait être médié par l’inhibition des plaquettes, compte tenu que la thrombocytose, fréquente au cours des cancers, est un facteur de mauvais pronostic.

Dans la troisième étude, les chercheurs ont voulu obtenir des données sur l’effet de l’aspirine à long terme sur des cancers autres que colorectaux. Ils ont comparé des données issues d’études observationnelles à celles issues d’essais randomisés, ceux-ci n’ayant pas la puissance statistique suffisante pour ces cancers plus rares. Là, ils ont retrouvé une baisse des cancers colorectaux compatible à celle trouvée précédemment (38 % versus 42 %). La prise quotidienne d’aspirine a diminué dans les mêmes proportions les risques de cancers de l’œsophage, de l’estomac, des voies biliaires et du sein.

Pour aussi rigoureuse que soit leur méthodologie, leurs résultats souffrent d’un gros handicap : les auteurs ont volontairement laissé de côté les deux plus importants essais conduits en prévention primaire pour l’aspirine, la Women’s Health Study (WHS) sur 39 876 femmes et le Physicians’ Health Study sur 22 071 hommes, pour la simple et bonne raison que si la prise d’aspirine était régulière, elle n’était pas quotidienne mais un jour sur deux. Si leur choix se justifie, les effets pouvant ne pas être équivalents, il incite à la prudence, ce d’autant qu’aucune des deux après un suivi de dix à douze ans n’avait montré d’effet positif de l’aspirine sur la réduction du cancer colorectal, ni sur l’incidence des cancers ni sur la mortalité totale. Mais, comme le soulignent des gastro-entérologues de Harvard dans un éditorial, « les recommandations sur la prophylaxie par aspirine ne peuvent désormais se concevoir de manière isolée sans tenir compte de la prévention des cancers ».

›Dr IRÈNE DROGOU

The Lancet et The Lancet Oncology en ligne le 21 mars 2012. (1)DOI:10.1016/S0140-6736(11)61720-0 (2)DOI10.1016/S0140-6736(12)60209-8 (3)DOI:10.1016/S1470-2045(12)70112-2

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