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Questions diverses ...

Quels sont les signes qui doivent m’alerter ?

Chaque cancer présente des signes d'alerte particuliers. Il est cependant important de connaître les plus courants :

fatigue persistante ou amaigrissement sans raison
modification de la voix, persistance d'une voix enrouée, toux persistante
présence de sang rouge ou noir dans les selles, troubles du transit intestinal d'apparition récente (diarrhée ou constipation inhabituelle)
évolution de l'aspect d'un grain de beauté (forme, taille, épaisseur, couleur)
petite plaie qui ne cicatrise pas, sur la peau ou dans la bouche
apparition d'une grosseur dans un sein, modification de la forme d'un sein
grosseur sur le devant du cou, dans un testicule, plus généralement n'importe quelle grosseur qui ne diminue pas
pertes de sang en dehors des règles et après la ménopause.

Bien sûr, la présence de ces signes ne veut pas dire nécessairement qu'on a un cancer. Mais ce sont des signes qu'il ne faut pas négliger et qui doivent conduire à consulter son médecin traitant.

1) Il y a des cancers dans ma famille. Est-ce que je dois m’inquiéter ?

Sans s'inquiéter, il est utile de signaler à son médecin traitant les antécédents familiaux de cancer. Il est courant que plusieurs personnes d'une même famille rencontrent un cancer : compte-tenu de la fréquence de cette maladie, c'est souvent une simple coïncidence.

Cependant, certains individus peuvent porter un gène qui leur donne un risque plus élevé de développer un type précis de cancer. C'est ce que l'on appelle un « gène de prédisposition » à un certain cancer. Ce gène peut être transmis d'une génération à l'autre. Mais hériter de ce gène ne signifie pas qu'on aura obligatoirement un cancer : ce n'est pas la maladie qui est héréditaire, seulement la prédisposition.

Les principaux cancers concernés par le risque familial sont les cancers du sein, de l'ovaire, du côlon et de la thyroïde. On estime à l'heure actuelle que 5 à 10% de l'ensemble des cancers surviennent dans le cadre d'une prédisposition génétique à un cancer.

2) Et concrètement, pour me surveiller je fais quoi ?

Il n'y a pas de réponse unique à cette question : cela dépend de l'âge, du sexe, des antécédents médicaux, des antécédents familiaux, du mode de vie, etc. En synthèse, il est important de se connaître afin d'évaluer avec son médecin traitant les éventuels facteurs de risque de tel ou tel cancer.

Il faut également être attentif aux signes d'alerte des cancers et les signaler sans hésitation à son médecin traitant. Enfin, il est important de suivre les recommandations de dépistage des autorités de santé concernant le cancer du sein, le cancer colorectal et le cancer du col de l'utérus.

3) Pourquoi je me ferais dépister si je me sens bien ?

Parce que les examens de dépistage sont justement des examens de surveillance, en l'absence de symptômes. Un peu comme surveiller son taux de cholestérol par exemple. Le but, c’est de pouvoir agir très tôt, avant que la maladie ne se développe trop. Un exemple : une mammographie, c’est-à-dire une radiographie des seins, peut permettre de déceler des petites anomalies, invisibles autrement. Ces anomalies seront souvent bénignes, c’est-à-dire sans gravité. Quelquefois, il s’agira d’un cancer débutant. Et plus il est débutant, plus on le soigne facilement et mieux on en guérit. D’où l’importance de se surveiller régulièrement, même quand on se sent bien.

4) Y a-t-il des risques à faire régulièrement des mammographies ?

Le risque est très faible lorsque l'on fait une mammographie tous les deux ans entre 50 et 74 ans, conformément aux recommandations. En effet, la quantité de rayons X délivrée lors d'une mammographie est minime. Et ce d'autant que les nouvelles technologies font appel à des doses d'exposition de plus en plus réduites. Ce risque, appelé "risque de cancers radio-induits", peut devenir non négligeable si des mammographies sont pratiquées de façon abusive et rapprochée sur une longue période de temps.

5) Pourquoi n’y a-t-il pas de dépistage organisé du cancer du sein avant 50 ans ?
Parce que le risque de cancer du sein augmente avec l'âge et que l'efficacité du dépistage organisé du cancer du sein en termes de réduction de la mortalité a été démontrée chez les femmes âgées de 50 à 74 ans. Cela ne signifie pas que la mammographie de dépistage ne soit jamais indiquée avant 50 ans ; ni d'ailleurs qu'un suivi au-delà de 74 ans soit inutile. Mais avant 50 ans, et après 74 ans, l'intérêt et les modalités de surveillance sont à étudier individuellement avec le médecin traitant ou le gynécologue. On parle alors de dépistage individuel. Précisons en outre qu’avant 50 ans, le dépistage nécessiterait d’autres modalités que la mammographie, souvent moins performante chez les femmes jeunes dont les seins sont plus denses.
6) Peut-on dépister tous les cancers ?
Non. Parce qu’il n’existe pas toujours un test de dépistage efficace. Et parce que l'intérêt d'un traitement précoce n'est pas démontré pour tous les cancers. En l’état actuel des connaissances, les autorités de santé ont établi des recommandations pour les dépistages du cancer du sein, du cancer colorectal et du cancer du col de l'utérus. Pour les cancers qu’on ne peut pas dépister aujourd’hui, il existe souvent d’autres moyens d’agir. Par exemple, il n'existe pas d'examen de dépistage efficace pour le cancer du poumon, mais on peut réduire fortement son risque en évitant de fumer.
7) Pourquoi n’y a-t-il pas de dépistage organisé du cancer de la prostate ?
Pour organiser le dépistage d'un cancer dans une population, il faut avoir l'assurance que les avantages l'emportent sur les inconvénients éventuels. Pour le dépistage du cancer de la prostate, aujourd'hui, le débat n'est pas tranché. En effet, certaines formes de cancers de la prostate ont une évolution lente, qui ne fait pas peser de risque sur la vie du patient, alors que d'autres exigent un traitement immédiat. En invitant systématiquement tous les hommes de plus de 50 ans, par exemple, à pratiquer un examen de dépistage, on prend le risque de soumettre un certain nombre d'entre eux à des traitements inutiles, dont les effets secondaires ne sont pas négligeables (incontinence, troubles de la sexualité). Des recherches sont en cours pour remédier au problème. Dans l'immédiat, la décision de dépister ce cancer se prend au cas par cas, après discussion entre un individu et son médecin traitant.
8) Est-ce qu’on peut avoir un cancer sans le savoir ?
Oui, car il peut se passer plusieurs années entre le moment où une tumeur commence à se développer et le moment où elle se manifeste par des symptômes (grosseur dans le sein, évolution rapide de l'aspect d'un grain de beauté, présence visible de sang dans les selles, etc.). Pour certains cancers (sein, colorectal ou col de l'utérus par exemple), il existe des examens qui permettent de suspecter un cancer avant l’apparition de signes d'alerte : c'est que l'on appelle les examens de dépistage. L'intérêt est alors de pouvoir soigner ces cancers à un stade où la maladie est peu avancée.
9) Et pourquoi il n’y a pas de dépistage organisé du cancer du poumon ?
Parce qu'aujourd'hui, il n'existe pas d'examen qui permette de dépister ce cancer de façon suffisamment précoce. L'examen le plus courant, la radiographie du thorax, détecte des anomalies à un stade trop tardif : proposée régulièrement à une population à risque, elle ne permettrait pas une réduction de la mortalité par ce cancer. Des études sont actuellement en cours, notamment en France et aux Etats-Unis, pour évaluer l'intérêt d'un dépistage organisé par un autre examen, le scanner du poumon. En attendant leurs résultats, la meilleure manière de lutter contre les cancers du poumon reste (et restera) de ne pas fumer.
10) Un choc psychologique peut déclencher un cancer ?

Il n’a jamais été démontré qu’un choc psychologique lié à un événement de vie stressant (comme un divorce, le décès d'un proche, un licenciement…) pouvait provoquer un cancer. De nombreuses études scientifiques ont exploré cette hypothèse, qui est couramment répandue. Mais elles n'ont pas permis de conclure à un rôle direct de facteurs psychologiques dans l’apparition d'un cancer. A ce jour, il n'y a donc pas de preuve scientifique d'un lien de cause à effet entre stress et cancer.

11) L’alcool ça provoque beaucoup de cancers ?
Oui. La consommation de boissons alcoolisées est impliquée dans le développement de nombreux cancers. En France, c'est la seconde cause de mortalité évitable par cancer, après le tabac. En 2000, plus de 22 000 nouveaux cas de cancers et près de 10 000 décès par cancer étaient attribuables à l'alcool. Les cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx et œsophage) sont les premiers concernés, mais l'alcool est aussi susceptible de causer des cancers du foie, du côlon-rectum et du sein. On sait aujourd'hui que même une consommation modérée (c'est-à-dire inférieure à 3 verres d'alcool par jour chez l'homme et à 2 verres chez la femme) augmente le risque de cancer.
12) Arrêter de fumer depuis des années réduit le risque, cela vaut-il la peine ?
Oui. L’arrêt du tabac est toujours bénéfique pour la santé, quelle que soit la quantité de tabac consommée et aussi longtemps qu'on ait fumé. La durée du tabagisme (le nombre d'années pendant lesquelles on a fumé) est en effet le facteur le plus déterminant pour le risque de cancer du poumon, plus encore que la quantité de cigarettes fumées chaque jour. Quand on arrête de fumer, le risque diminue au fur et à mesure que passent les années sans tabac : 5 ans après la dernière cigarette, il est presque réduit de moitié. Il n’est donc jamais trop tard pour arrêter de fumer. Plus tôt on s’arrête, plus vite on diminuera son risque de cancer.
13) Peut-on prévenir tous les cancers ?

Non, on ne peut pas maîtriser les risques de survenue de tous les cancers. Tout d’abord, parce qu’on ne peut pas agir sur tous les facteurs susceptibles d’intervenir, notamment les facteurs internes d’ordre génétique et certains facteurs environnementaux. Ensuite, parce que l’on ne connaît pas à ce jour toutes les causes de cancers : or, pour prévenir un cancer, il faut avoir identifié une cause sur laquelle agir, comme pour les cancers du poumon (le tabagisme) ou de la peau (le soleil). Enfin, il n’est pas toujours facile d’agir sur des comportements fortement ancrés dans nos habitudes et conditions de vie. Prévenir, ce n’est donc pas se prémunir contre tous les cancers, mais c’est limiter les risques au maximum en utilisant les moyens d’agir connus et à notre portée. On estime que plus d’un tiers des cancers pourraient être évités par des changements dans nos habitudes de vie (en ne fumant pas, en limitant sa consommation d’alcool, en évitant de trop s’exposer au soleil, en ayant une alimentation saine et en pratiquant une activité physique).

14) Le tabagisme passif est-il dangereux ?

Oui. Bien que longtemps sous-estimés, les dangers liés au tabagisme passif sont aujourd’hui prouvés et largement reconnus. La fumée de tabac contient en effet de nombreuses substances toxiques qui ont des effets nocifs non seulement sur les fumeurs, mais aussi sur leur entourage qui les respire. Au-delà de la gêne occasionnée, le tabagisme passif augmente ainsi les risques de mort subite du nourrisson, d’infections respiratoires notamment chez les enfants, de maladies cardio-vasculaires et de certains cancers, en particulier de cancers du poumon, des sinus de la face et, chez les femmes pré-ménopausées, de cancers du sein. L’effet s’accroît avec la durée et l’intensité de l’exposition à la fumée environnante. Même s’ils sont moins élevés que pour le fumeur actif, les risques sont donc bien réels : près de 6 000 décès seraient liés au tabagisme passif chaque année en France, dont 1 700 décès par cancer du poumon.

15) Il sert à quelque chose de faire de l’activité physique ?
Oui. Bouger et avoir une activité physique au quotidien améliore la condition physique et protège la santé en diminuant le risque de maladies comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type II et certains cancers. Par rapport aux cancers, le bénéfice de l’activité physique est aujourd’hui avéré : elle exerce un effet protecteur contre le cancer colorectal et le cancer du sein et permet de limiter la prise de poids et l’obésité, facteurs de risque de certains cancers. C’est pourquoi il est essentiel de saisir toutes les opportunité de la vie courante pour bouger : au moins 30 minutes par jour d'activité modérée (de la marche rapide par exemple) et une heure par semaine d'activité sportive plus intense.
16) Il y a des cigarettes moins dangereuses que d’autres ?
Non. Les cigarettes à moindre teneur en nicotine et en goudrons ne sont pas moins cancérigènes que les autres cigarettes. Fumer ce type de cigarettes ne diminue ni l’absorption des éléments toxiques ni la dépendance. En effet, leurs taux un peu plus faibles en nicotine et en goudrons conduisent le fumeur à compenser le manque en « tirant » plus fort sur sa cigarette et en fumant plus de cigarettes par jour. C’est la raison pour laquelle les fabricants de cigarettes n’ont plus le droit d’utiliser en France le terme « light » ou « légères », jugé trompeur. Toute forme de consommation de tabac induit des risques pour la santé, qu’il s’agisse des cigarettes à moindre teneur en nicotine et en goudrons, des cigares, de la pipe, de la chicha (narguilé), du tabac à rouler ou encore du tabac à chiquer.
17) Fumer provoque nécessairement un cancer ?

Fumer ne provoque pas forcément un cancer, mais augmente très fortement le risque d’en développer un. Le tabac est la principale cause de cancers : 1 cancer sur 3 est dû au tabagisme en France. Le tabagisme provoque ainsi près de 90% des cancers du poumon, entre 50 et 70% des cancers des voies aérodigestives supérieures selon la localisation (bouche, larynx, pharynx, œsophage), 40% des cancers de la vessie et 30% des cancers du pancréas. Il serait aussi impliqué dans les cancers des voies urinaires et du rein, du col de l'utérus, de l'estomac et dans certaines leucémies. Ne pas fumer ou arrêter reste donc la meilleure chose à faire pour limiter son risque de cancers.

18) Les cancers de la peau augmentent à cause du trou dans la couche d’ozone ?
L’augmentation du nombre de cancers de la peau en France n’est pas liée au « trou » dans la couche d’ozone. Il est vrai que la couche d’ozone protège la terre des rayons ultraviolets les plus dangereux et qu’avec l’influence des chlorofluorocarbonates (CFC), elle a perdu par endroits de son épaisseur, donc de sa capacité à filtrer les rayons UV. Mais à ce jour ce phénomène s’observe surtout dans certaines zones du monde, principalement l’Arctique, l’Antarctique et l’hémisphère Sud. Sous nos latitudes, c’est essentiellement l’évolution des habitudes d’exposition au soleil et la mode du bronzage depuis plusieurs décennies qui est responsable de l’accroissement des cancers de la peau. Seuls une prise de conscience collective et un changement de comportement face au soleil (expositions limitées, protection adéquate) dans les activités de loisirs et professionnelles permettront donc d’enrayer cette augmentation.
19) S’il il y a plus des cancers aujourd’hui, est-ce dû à l’environnement ?
Il est possible que l’environnement joue un rôle dans l’augmentation du nombre de cas de cancers en France (passé de 170 000 en 1980 à 320 000 en 2005), mais les études existantes n’en ont pas chiffré l’impact de façon consensuelle à ce jour. On sait en revanche qu’une grande part de cette augmentation est liée à deux phénomènes : d’une part, les évolutions démographiques que sont l’accroissement de la population française et l’allongement de la durée de la vie (le risque de développer un cancer augmentant avec l’âge) ; d’autre part, l’amélioration des méthodes de diagnostic et l’extension du dépistage qui permettent de déceler plus de cancers, en particulier des cancers à un stade précoce qui auraient pu rester méconnus. L’impact du dépistage est tangible car les cancers qui augmentent le plus sont le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate chez l’homme, deux cancers qui ont fait l’objet d’un dépistage croissant ces 25 dernières années.
20) Manger bio réduit  le risque de cancer ?
D’après les études actuelles, les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas supérieurs aux autres produits en termes de qualité nutritionnelle. Il importe avant tout de consommer quotidiennement, dans la mesure du possible, au moins 5 fruits et légumes, quel que soit leur mode de production. Si l’exposition aux pesticides des fruits et légumes est strictement règlementée en France pour que les niveaux de contaminants ne soient pas défavorables à la santé, les effets bénéfiques des aliments « bio » restent débattus. De fait, aucune étude sérieuse ne permet d’avancer que les fruits et légumes issus de procédés de production classiques augmenteraient le risque de cancer, ni que les aliments « bio » en réduiraient les risques de survenue
21) Les traitements hormonaux pour la ménopause sont-ils cancérigènes ?
D’après les données scientifiques actuelles, la prise d'un traitement hormonal de substitution (THS) augmente, de manière modérée mais certaine, le risque de cancer du sein et, dans certaines conditions, de cancer de l'endomètre (corps de l'utérus). Le risque est d'autant plus élevé que la durée du traitement est longue. Ces données incitent donc aujourd'hui à limiter la prescription et la durée de ces traitements. Ainsi, les autorités de santé recommandent de n'y recourir que dans les cas où les bénéfices l'emportent sur les risques, c'est-à-dire pour les femmes souffrant de symptômes de la ménopause réduisant considérablement leur qualité de vie. Et ce pour une durée de traitement qui ne doit plus excéder 5 ans. C’est donc une décision qui doit être prise au cas par cas avec son médecin.
22) Est-ce que le cancer ça s’attrape ?
Non, le cancer ne « s'attrape » pas. Ce n’est pas une maladie contagieuse : on ne développe pas un cancer en côtoyant une personne qui en souffre. En revanche, certains cancers ont des origines infectieuses, c’est-à-dire qu’ils se développent à partir d’un virus. Ainsi, les papillomavirus humains (HPV) sont susceptibles de causer des cancers du col de l'utérus et le virus de l’hépatite B est à l’origine de cancers du foie. Ces virus ne provoquent pas directement un cancer, mais entraînent une infection chronique qui en favorise l’apparition. En évitant d’être contaminé, on réduit donc fortement ses risques. Pour cela, on dispose de deux moyens d’agir : l’utilisation du préservatif pour éviter la transmission des maladies sexuellement transmissibles et la vaccination contre les virus concernés lorsqu’elle est possible (c’est le cas pour le papillomavirus et le virus de l’hépatite B). L’amélioration de l’hygiène et des conditions de vie est également importante
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