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Surpoids, obésité et cancer

Le risque de cancer est réduit lorsque l'indice de masse corporelle est maintenu entre 18,5 et 25 kg/m².
Il est conseillé de ne pas dépasser un gain de poids supérieur à 5 kg durant la vie adulte.


Pour lutter contre l'obésité, il est essentiel d'avoir un mode de vie favorable à la santé, c'est-à-dire :

  • une alimentation équilibrée avec notamment une consommation quotidienne de cinq fruits et de légumes et une réduction de la consommation de graisses et de sucres
  • associée à un mode de vie actif.


Qu'est-ce que l'obésité ?

L'obésité est le résultat d'une prise de poids défavorable à la santé, qui se produit lorsque l'on consomme plus d'énergie que l'on en dépense. Autrement dit, le risque de devenir obèse est plus grand quand on mange plus qu'on ne brûle par l'activité physique.


Comment mesure-t-on l'obésité ?

La science offre à l'heure actuelle deux méthodes d'évaluation du poids :
l'Indice de Masse Corporelle (IMC) et le tour de taille. Aucune des deux n'est parfaite.

Bien souvent, les résultats de ces deux mesures se confortent. Si l'une de ces mesures indique un surpoids ou une obésité, il est essentiel de rester vigilant.

L'indice de masse corporelle ou IMC se mesure en divisant le poids corporel en kilogrammes, par le carré de la taille en mètres d'une personne.

Par exemple, un adulte qui pèse 70 kg et qui mesure 1,75 m aura un IMC de 22,9 : IMC = 70 (kg) / 3,06 (m²).

Chez l'adulte :

  • un IMC compris entre 18,5 et 24,9 est normal
  • un IMC supérieur ou égal à 25 indique une surcharge pondérale
  • un IMC compris entre 25 et 29,9 indique une pré-obésité
  • un IMC de 30 et plus indique une obésité.

Le tour de taille : pour le mesurer il suffit de placer un mètre autour de la taille, juste au-dessus des hanches. La mesure doit être prise après expiration.

Chez la femme, un tour de taille de 88 cm ou plus constitue un risque élevé.

Chez l'homme, il existe un risque à partir d'un tour de taille supérieur à 102 cm.


Comment expliquer le lien entre obésité et cancers ?

Les mécanismes à l'origine du lien entre risque de cancer et obésité ne sont pas encore complètement compris. Les connaissances scientifiques indiquent que les cellules graisseuses sécrètent en continu un grand nombre d'hormones et autres facteurs de croissance dans le flux sanguin.
Chez les individus obèses et en surpoids, qui stockent une grande quantité de graisses, ces hormones et facteurs de croissance sont libérés continuellement et en plus grande quantité dans le sang, qu'elles ne le sont chez les individus ayant un poids optimal.

Ce phénomène entraînerait un risque accru de contracter certains types de cancer (endomètre, ovaires, sein, col de l'utérus, prostate, colon, vésicule biliaire, pancréas, foie et rein), car il favoriserait une croissance et une division plus rapides des cellules (selon cette théorie, l'individu obèse ou en surpoids serait exposé à un plus grand risque de mutations pouvant donner lieu au développement de cancers).

Par ailleurs, l'obésité est un facteur de risque du diabète non insulinodépendant (type 2), de coronaropathies, d'hypertension, d'accidents vasculaires cérébraux, de troubles biliaires et de troubles psychosociaux.

En matière de nutrition, il est démontré que quatre éléments réduisent le risque de cancer :

  • un mode de vie actif ;
  • le maintien du poids et la prévention d'une surcharge pondérale et de l'obésité ;
  • une absence de consommation d'alcool (la consommation d'alcool est déconseillée car elle accroît le risque de cancer) ;
  • une alimentation favorable à la santé, passant notamment par une consommation quotidienne de cinq fruits et légumes et par une réduction de la consommation de graisses et de sucres.

Les recherches indiquent également qu'il est important de :

  • favoriser les aliments ayant des effets potentiellement protecteurs. Cela concerne notamment la consommation d'aliments riches en fibres : les légumes et fruits ; les féculents, comme les pâtes, la semoule, les pommes de terre ; les produits à base de grains entiers, comme le pain complet ; les céréales comme le riz, le maïs ; les légumineuses, comme les pois, les lentilles ; et les noix comme les amandes
  • limiter la consommation des aliments ayant des effets potentiellement nocifs. Cela concerne notamment la consommation excessive de viandes (plus particulièrement la viande rouge : bœuf, veau, porc et agneau) et de charcuteries (jambon cru, saucisson, salami, lard, rillettes, pâté, boudin, etc.), de sel et d'aliments conservés par salaison (comme certains poissons salés), et de plats riches en graisses et en sucres.

Sources

 

Sources


  • « Alimentation, nutrition et cancer. Vérités, hypothèses et idées fausses », 20 novembre 2003, document rédigé à la demande de la Direction générale de la santé (DGS), par Ioana Quintin,Katia Castetbon, Louise Mennen et Serge Hercberg de l'Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (USEN), InVS – Istna/Cnam.
  • Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé. Rapport sur la prévention et la prise en charge de l'obésité, par M. Gérard DÉRIOT, Sénateur. 5 octobre 2004 
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